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- Édition 2026
- Cinéma – Dis moi sur quel pied tu danses
Philippe Ménard
Cinéma – Dis moi sur quel pied tu danses
- samedi 7 mars 14h00
- Saint-Michel-sur-Orge, EMC
Cinéma l’EMC à St Michel-sur-Orge
samedi 7 mars à 14h00
Pour cette séance, Philippe MÉNARD, réalisateur, nous fera le plaisir d’être présent et permettra un échange avec le public.
Le film Dis-moi sur quel pied tu danses est une immersion au sein d’un service de réadaptation pour personnes amputées, où le manque d’un membre devient moteur de désirs et de créativité. À travers 20 portraits mêlant témoignages, danse et poésie, patient·e·s et soignant·e·s s’engagent dans un dialogue qui révèle la force de l’élan vital. Porté par le regard chorégraphique de Philippe Ménard, où humour et décalage libèrent les corps, ce film célèbre la capacité de chacun·e à se réinventer et à avancer.
Bande annonce :
Chorégraphe et danseur, Philippe Ménard développe depuis plus de vingt ans une œuvre à la croisée de la danse contemporaine, de la performance et de projets menés dans des contextes variés – plateaux, espaces publics, hôpitaux, structures médicosociales.
Ses créations interrogent le corps comme lieu de désir, de mémoire et de transformation, et se nourrissent d’expériences partagées avec des publics diversifiés, souvent éloignés des institutions culturelles. À travers sa compagnie, il explore des formes hybrides, entre spectacle, performance participative et projet in situ, affirmant une démarche artistique où l’art chorégraphique dialogue avec le social, le politique et l’intime.
Depuis plus de quinze ans, Philippe Ménard développe, en parallèle de ses créations chorégraphiques de plateau, une pratique filmique nourrie de vidéos de danse, de clips, de courts-métrages et de portraits. Cette recherche constante questionne : comment montrer la danse autrement ? Comment la caméra peut-elle révéler ce que la scène ne permet pas ? Là où le plateau propose un regard frontal et partagé, la caméra déplace le point de vue, s’approche de l’intime, capte un souffle, révèle un détail, ouvre des perspectives inédites. Elle permet aussi de recueillir la parole : mémoire, rêves, désirs, récits d’«Eldorados» singuliers. Peu à peu, ce travail s’est enrichi d’une dimension essentielle : faire place à des paroles et des récits peu présents dans les espaces de représentation, qu’il s’agisse d’habitant·e·s de territoires peu visibles, de patient·e·s ou de soignant·e·s. La caméra devient alors un outil de rencontre et de transmission, un vecteur qui relie corps, voix et imaginaires.
Ce cheminement, mené depuis plus d’une décennie, conduit aujourd’hui naturellement le chorégraphe à devenir réalisateur. Non pas comme une rupture, mais comme l’aboutissement d’années d’expérimentations où danse, regard filmique et récits de vie se sont intimement mêlés.



