Dehors, le quartier est silencieux, plongé dans la torpeur matinale. Tout à coup, branle-bas de combat ! En quelques instants, l’espace est envahit et se transforme en champ de bataille. Détente, distraction, délassement, défoulement, pulsion, la récréation est un moment de vie qui fait partie du patrimoine enfantin. Ici, les élèves se consacrent avec sérieux à leur activité principale : le jeu.

Derrière l’apparent chaos, la cour est un lieu où s’opère un apprentissage du social. Elle offre un espace de relative autonomie pour construire des relations, instaurer des habitudes de jeux, s’accorder sur des règles ludiques, expérimenter une manière d’ « être » permettant l’intégration. En jouant, les enfants découvrent la difficulté à faire ensemble. Elle apparaît comme le théâtre d’une micro-société, un lieu de première importance pour comprendre ce que les élèves vivent entre eux, puisqu’en son sein, ils s’y construisent leur identité culturelle.

Il y a aussi la dimension de l’espace, de faire corps avec l’environnement, de s’y perdre, d’être contraint, de dialoguer avec l’architecture. Si l’on prend un peu de recul, ces corps s’organisant dans l’espace créent des chorégraphies instantanées.

Un espace-temps qui permet de reconstruire ses forces pour se « recréer » avant de reprendre la classe.

Distribution :
Chorégraphe : Chloé Favriau, Maryline Jacques
Assistant chorégraphe :
Interprètes : Mathieu Desfemmes
Création musicale : Thierry Humbert,
Arrangements sonores :
Musicien?ne?s : Elsa Guiet, Erwan Loeffel, Francesco Russo, Nano Peylet, Mireille Broillard, Helène Vouhé
Création lumière : Stéphanie Leportier